Le sentiment d’impuissance : la racine de toutes les blessures émotionnelles

Bonjour cher Apprenti(e),

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un sentiment : l’impuissance.

Et si ce sentiment était la racine de toutes les blessures émotionnelles ?

Abandon, rejet, injustice, trahison, humiliation,…En y réfléchissant bien, c’est parce que nous nous sommes sentis impuissants face à différentes situations, souvent répétitives, qu’une blessure s’est créée.

Selon Lise Bourbeau, les différentes blessures émotionnelles se forment durant la toute petite enfance et il est vrai que l’enfant (complètement dépendant de ses parents) se retrouve impuissant face à un abandon, à un rejet ou face à l’humiliation, car trop jeune pour pouvoir se défendre et pour comprendre les événements qu’il vit. Il subit la situation et ne peut rien faire ! Il perd ainsi son pouvoir personnel, sa puissance.

Selon Marie-Lise Labonté, nous avons tous en nous une « dimension infantile qui ne grandit pas » et qui correspond à notre enfant intérieur blessé. Cette part de nous, encore embourbée dans ses blessures fondamentales (abandon, rejet, injustice,…). « Cet enfant intérieur blessé représente la somme de toutes les expériences de notre enfance ».

D’un point de vu spirituel, c’est ce que nous sommes venus vivre dans ce monde de dualité. Nous sommes venus vivre des blessures afin de les transcender, et en nous incarnant dans la matière, nous avons oublié notre part Divine, notre Puissance Créatrice. Pour nous rappeler cette Puissance, nous devons vivre l’inverse, donc faire l’expérience de l’impuissance.

Qu’est-ce que le sentiment d’impuissance ?

« La puissance désigne la capacité à agir, à modifier ce qui nous entoure et parfois ce qui est en nous. L’impuissance nous fait vivre et éprouver l’inverse : sentir que nous ne pouvons rien changer, rien faire. »

« Beaucoup de situations engendrent un sentiment d’impuissance. De la fatigue qui empêche d’accomplir un acte simple du quotidien, aux situations dramatiques, comme faire face à la douleur d’un proche sans pouvoir le soulager, assister à des injustices, voir la misère du monde, la corruption des puissants,… »

Faire l’expérience de l’impuissance est douloureux. Elle nous empêche d’agir, elle inhibe notre désir d’aller aider les autres ou de rendre le monde plus juste.

L’impuissance apprise

« Quand une personne est en situation d’échec répété, avec le temps, cette personne renonce à faire des efforts pour affronter les tâches ultérieures même si celles-ci sont faciles ». C’est ce qu’on appelle : « l’impuissance apprise ». La répétition des échecs a appris à l’individu qu’il n’y a plus rien à faire.

Le sentiment d’impuissance débouche alors sur des « comportements » d’impuissance et sur une « résignation » face à tous les obstacles de la vie, petits ou grands.

Avez-vous remarqué, que beaucoup de personnes n’arrivent pas à agir ? Elles n’osent pas, elles se sentent bloquées, incapables, elles attendent que la situation s’arrange toute seule, elles n’arrivent pas à trouver de solutions,…Se sont des comportements inconscients d’impuissance apprise !

Le découragement et le désespoir.

L’impuissance apprise engendre du découragement. Lorsque nous sommes découragés, nous nous retrouvons dans l’impossibilité à agir. Nous nous sentons inutiles, incapables, inefficaces.

« La menace de l’impuissance, c’est le désespoir. La solution, c’est l’espérance. L’espérance, signifie « s’en remettre à plus grand que soi ». La Vie peut voler à notre secours, il suffit juste de ne pas attendre les bras croisés ».

Nous pouvons nous sentir impuissance face à une personne, où face à une situation (catastrophes naturelles, attentats, pandémie,…).  « L’impuissance apprise se caractérise par le sentiment que la situation que l’on vit est permanente. Nous avons le sentiment que ça sera toujours comme ça, que l’on ne peut rien faire, que tout le monde est comme ça, ou que personne ne comprend ». Il ne tient qu’à nous de changer la direction de notre regard…

Que faire pour sortir du sentiment d’impuissance ?

  • L’observation de soi : lorsque vous vous sentez en situation d’impuissance, observez vos pensées et vos émotions. A quelle situation d’origine vous renvoie-t-elle ? Qui réagit ? Quelle blessure remonte à la surface ? Observez son impact sur vos comportements.

Exemple : vous cherchez toujours à vouloir sauver les gens qui vous entourent, parce que vous vous êtes senti impuissant face à la maladie de votre mère quand vous étiez enfant. Tous les enfants veulent sauver leurs parents, c’est bien normal. Ce qui ne l’est pas, c’est de vouloir généraliser (inconsciemment), ce comportement aux autres. Vous ne pouvez pas sauver tout le monde. Et, tout le monde ne veut pas être sauvé.

Et quand vous sauvez une personne, cela ne vous comble pas, il vous faut encore en sauver une autre…pourquoi ? C’est comme mettre un pansement sur une hémorragie…afin d’arrêter le saignement, il est nécessaire d’enrayer l’hémorragie. Remonter à l’origine de la blessure.

Autre exemple : vous êtes harcelé par votre voisin, vous subissez ses critiques, ses jugements, sans rien faire, car vous vous dites « à quoi bon, je n’y peux rien ! ». Pourtant, vous êtes adulte aujourd’hui, vous n’êtes plus un enfant, vous savez vous défendre, pourquoi ne le faites-vous pas ? C’est un comportement que vous avez appris tout petit, face à votre père, qui vous maltraitait verbalement et que vous reproduisez encore à l’âge adulte. Vous ne réagissez pas car c’est l’enfant intérieur blessé qui s’exprime, c’est plus fort que vous !

Nous aurons toujours des périodes où nous nous sentirons impuissants. Notamment face à la mort d’un proche. Accepter ce sentiment car, même en ne faisant rien, votre présence peut aider. « La présence est un geste important. Se tourner vers des actions de plus basse ambition. Renoncer aux grandes solutions, mais pas aux petites actions. »

  • Mettez en doute vos généralisations : par exemple, lorsque vous vous dites « personne ne peut me comprendre »,  posez-vous ces questions : est-ce qu’il n’y a vraiment personne au monde qui ne peut vous comprendre ?Quand vous pensez : « C’est toujours comme ça », est-ce que c’est vraiment toujours comme ça ?
  • Sortez du rôle de la victime : L’impuissance apprise se caractérise aussi par le sentiment d’être victime : « Ce n’est pas de ma faute ! », « ça  n’arrive qu’a moi », « je n’ai pas le choix »…

Nous ne vivons pas dans une société qui favorise la responsabilisation, mais nous vivons plutôt dans un univers de « c’est à cause de/du… » (mon conjoint, mes parents, temps, gouvernement,…). L’expérience de l’impuissance a conditionné nos comportements et nos pensées en mode calimero (c’est vraiment trop injuste ! ^^). L’impuissance est réelle, mais elle est souvent dans votre tête (n’oubliez pas, c’est un automatisme). En être conscient est un grand pas vers la guérison.

  • Changez vos croyances : l’impuissance apprise nous fait également croire que tous les secteurs de notre vie sont touchés. Si je me considère comme « nulle » dans un domaine, j’ai l’impression d’être nulle « en générale », que « ma vie » est nulle…et cette pensée devient une croyance qui devient une certitude.

« Ce ne sont pas les événements qui nous arrivent qui modèlent notre vie et ce que nous devenons, mais le sens que nous leur donnons, l’interprétation que nous en faisons. Nous devons tous faire face à des changements qui nous obligent à nous adapter. Notre manière de voir ces changements est déterminée par les croyances que nous avons sur nous-même, les gens et la vie ».

  • Consultez un thérapeute : si vous sentez que ce sentiment est trop envahissant dans votre vie personnelle, familiale, amicale, professionnelle, n’hésitez pas à consulter un thérapeute qui pourra vous aider à comprendre et dépasser ce sentiment.

En conclusion, pour guérir du sentiment d’impuissance, il est essentiel :

  • d’accepter les blessures qu’il a créé.
  • de comprendre d’où vient ce sentiment, de remonter à l’origine (quand c’est possible) et de guérir les blessures de votre enfant intérieur.
  • d’abandonner votre rôle de victime.
  • de devenir responsable de votre façon de « réagir ».
  • de retrouver votre pouvoir personnel, c’est-à-dire votre « capacité d’agir » par vous-même et pour vous-même. Reprenez les commandes de votre vie !

Vous n’avez peut-être pas choisi de vivre ce changement (bien que, en creusant un peu du côté de la loi d’attraction,…), mais vous avez le CHOIX de vos réactions, de vos pensées, de votre point de vue sur la situation.

« Nous avons tous une histoire de vie particulière, un début de vie difficile, douloureux, mais aujourd’hui, en tant qu’adulte, c’est à vous d’en faire une belle histoire ».

Prenez soin de vous,

Corinne

Source :

  • interview Christophe André (France culture).
  • www.oserchanger.com : L’impuissance apprise : la comprendre pour mieux s’en sortir.
  • conférence Marie-Lise Labonté « L’enfant émotionnel en nous » – Sommet de la Conscience 2020.
  • Photo : Pixabay.

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